Paillet

Dix randonneurs au pied de l’église de Paillet en ce dimanche matin. Il ne faisait pas un temps de chien, mais ce fut leur journée.
Au programme 11km5, mais le compteur restera bloqué à 9km9…

Seuls deux chiens nous regardent passer dans les ruelles du village encore endormi.
Pas de mise en jambes, on attaque par de la montée, on passe de 13m à 85m direct…

Nous arrivons au château d’eau et son tag de grenouille.
On contourne le château Ste Catherine, au loin nous pouvons apercevoir le moulin de Mandis et le château Fauchey.

Sur le bord d’une vigne nous découvrons les vestiges d’un vieux pressoir en bois.
Pas de vendangeuse au travail dans les vignes, la saison est terminée.

Et c’est là qu’est survenu… l’incident qui a failli gâcher notre matinée…
Alors que nous marchions tranquille sur une petite route, sont arrivés deux fox terrier qui accompagnaient un chasseur.
Ils ont couru à notre rencontre et sans autre forme de procès, sont venus mordre le mollet d’une randonneuse.
La blessure n’était pas impressionnante, mais il a fallu sortir la trousse de secours, désinfectant et sparadrap en action…
Le chasseur confus est venu aux nouvelles, échange de coordonnées au cas où…

Tous remués nous avons repris notre randonnée, jusqu’à la pause.
Pour nous remettre, le docteur Didier a sorti de son sac une jolie boîte ronde avec un broyé du poitou, pur beurre, un régal…
Pour info, le broyé est un gâteau plat fait de sucre, de farine, de beurre et d’oeufs, celui-ci était garni d’amandes effilées.
Par tradition, on le casse d’un léger coup de poing en son centre, ce qui fût fait.

Exit le broyé, une dernière petite et légère montée et c’est le retour sur le côteau de la Garonne, direction l’île de Raymond.
Nous repassons de 83m à 3m30 pour retrouver Paillet, le château caché derrière une haie se refuse au photographe.

L’île de Raymond appartient à la communauté de communes du vallon de l’Artolie. C’est la dernière zone alluviale humide de Gironde.
Elle est formée par un bras mort de la Garonne, c’est devenu un outil pédagogique permettant l’observation de la biodiversité locale.
Les chiens n’y sont pas admis, sauf les deux patous qui surveillent un troupeau de moutons.
C’est donc sous leur surveillance que nous contournons le troupeau, seules les aigrettes ont le droit de cotoyer les ovins.

En chemin nous pouvons encore voir quelques jolis spécimens de fleurs, mais les spécialistes ne sont pas avec nous, elles resteront anonymes…

Retour à Paillet, Cécile nous abandonne pour retrouver sa maison.
Un dernier chien nous regarde passer sans aboyer. Dans le village il reste encore quelques vielles plaques de directions et de nom de rue.
C’est sous un ciel gris mais exempt de pluie que nous retrouvons les voitures entre l’église et l’Artolie… A mardi, pour de nouvelles aventures ?

Cliquer sur une photo pour entrer dans la galerie
puis cliquer sur un côté de la photo pour faire défiler.